🧩 1. Principe applicable aux zones ségréguées
Lorsqu’une zone est classée comme espace aérien ségrégué :
- elle est considérée comme séparée des autres usagers de l’espace aérien,
- le régime de dérogation pour certaines opérations est allégé.
🌙 2. Vol de nuit : ce qui est autorisé
Conformément à l’article 3 de l’Arrêté Espace :
- le vol de nuit est autorisé sans dérogation dans une zone ségréguée,
- cette règle s’applique quelle que soit la catégorie d’exploitation :
- ouverte,
- spécifique.
Ce principe est valable pour la R275 comme pour toute autre zone ségréguée en France.
🤝 3. Condition indispensable : protocole avec le gestionnaire
Cette possibilité n’est valable qu’à condition qu’un protocole opérationnel soit en place avec le gestionnaire de la zone.
En région parisienne, cela concerne notamment :
- Aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle,
- Aéroport de Paris-Le Bourget,
- Héliport de Paris - Issy-les-Moulineaux,
- Aéroport de Paris-Orly.
Ce protocole :
- encadre les conditions de sécurité et de coordination,
- dispense de la dérogation préfectorale, tant qu’il est valide et respecté.
📏 4. Limite d’altitude
Même en zone ségréguée et avec protocole :
- toute évolution au-delà de 120 m AGL nécessite une dérogation spécifique,
- la coordination avec les services de la navigation aérienne reste obligatoire.
🎯 Synthèse essentielle
- la R275 est un cas concret,
- la règle s’applique à toutes les zones ségréguées françaises,
- le vol de nuit est possible sans dérogation, en ouverte comme en spécifique,
- un protocole avec le gestionnaire de zone est indispensable,
- ce protocole remplace la dérogation préfectorale,
- le seuil des 120 m reste un point réglementaire clé.